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Le Grand Palais organise une exposition inédite consacrée à Paul Cezanne (1839-1906) et à son héritage artistique.
De Paul Gauguin à Henri Matisse, Maurice Denis, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley et Peter Doig, près de 180 œuvres retracent la manière dont son travail a été découvert, interprété et transformé, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui.
À la fin des années 1880, artistes et collectionneurs découvrent l’œuvre de Cezanne dans la boutique du père Tanguy. Ils y trouvent une radicalité formelle qui les conforte dans leurs recherches d’un art "pur", déjà engagé sur la voie de l’abstraction.
Par la suite, Cezanne accède progressivement à la reconnaissance, et la réception de son œuvre devient foisonnante. Son marchand Ambroise Vollard, le legs Caillebotte ainsi que le décès de Cézanne en 1907 l’imposent enfin et l’installent au rang de père de la modernité.
Son œuvre devient un point de référence pour les avant-gardes du 20e siècle, qui interrogent le rapport entre peinture et réalité.
L’année 2026 sera celle du centenaire de la mort du peintre Claude Monet (1840-1926). Pour marquer cet anniversaire, le musée de l’Orangerie organise une exposition centrée sur le rapport de l’œuvre de Monet au temps.
Il est considéré dès les années 1870 comme l’artiste impressionniste par excellence, bien qu’il n’ait participé qu’à cinq expositions du groupe. Son œuvre en vient rapidement à se confondre avec la « nouvelle peinture », tant elle en résume les caractéristiques (exécutée le plus souvent en plein air, avec une touche rapide et des harmonies claires révélant l’impression d’un instant) avant de déboucher sur un de ses prolongements les plus singuliers et remarquables. Dans les années 1890 avec les séries comme Les cathédrales, Les meules, Les peupliers, le peintre révèle une démarche proche de la dissection du temps, jusqu’au testament final des Nymphéas qui résout cette difficulté insurmontable de la fragmentation dans la série pour se fondre dans le continuum.
Sous cet angle inédit, l’exposition proposera de réexaminer une œuvre dont, cent ans plus tard, la portée reste plus que jamais fondamentale.
Bruxelles est une capitale qui, en à peine quelques décennies, passe du statut de jeune État-nation fondé en 1830 à celui de laboratoire de la modernité européenne.
Le règne de Léopold II porte à la fois l'essor économique spectaculaire de la Belgique et l'entreprise coloniale au Congo, dénoncée dès l'époque par Joseph Conrad. La grandeur artistique de Bruxelles 1900 se construit sur ces contradictions. En parallèle, l'avant-garde européenne y est accueillie à bras ouverts, grâce à la création du Salon des XX. Victor Horta, figure de proue de l'Art nouveau belge, rompt avec l'architecture traditionnelle des maisons bourgeoises. Autour d'eux gravitent des figures belges majeures, Ensor, Khnopff, Verhaeren, Maeterlinck, Van Rysselberghe, dont les œuvres croisent symbolisme, naturalisme et art social. Un panorama complet de la création belge au tournant du XXᵉ siècle est rassemblé au Petit Palais et convoque toutes les disciplines artistiques pour raconter une ville en pleine ébullition.









